Avec moins de 80 000 licenciés, le tir à l’arc n’est pas franchement le sport le plus répandu en France. Mais il séduit Léa, devenue en quelques mois championne de France. Great ! Sauf quand il s’agit de cibler pratique sportive + les études…

 

J’ai 18 ans, j’ai eu mon bac S l’année dernière. Et je me suis dit : « C’est une blague ? C’est pas marrant ! Maintenant je vais être obligée de suivre mes choix APB »

Le problème est que je suis championne de tir à l’arc.

 

Le tir à l’arc : des points en plus au BAC

 

J’ai commencé alors que j’étais en seconde parce que mes parents avaient entendu dire qu’il y avait des champions de tir à l’arc dans mon lycée. Ils voulaient donc absolument que j’aille à l’A.S. On y est passé un midi avec des amis juste pour se marrer. C’était cool, on s’amusait.

Un des champions avec qui on a sympathisé nous a proposé de venir voir son club après les cours. Comme nous n’avions rien à faire, nous y sommes allés.

Une semaine après, j’étais inscrite dans son club car je savais que si j’arrivais à être championne de France, j’aurais des points pour le BAC.

Je me suis donc entraînée tous les jours pour ça, et ça a marché !

 

Quand la compet’ prend le pas sur les études

 

Trois mois après, j’étais championne de France. J’ai continué à progresser très vite pendant toutes mes années de lycée. L’envie de faire du tir à l’arc à haut niveau est devenue de plus en plus grande au point de me faire abandonner toutes mes idées d’orientation, car les études n’étaient pas compatibles avec une pratique sportive intensive.

Quand la Terminale est arrivée, j’avais passé tellement de temps au tir à l’arc (à m’entraîner et en compétition) que je ne pensais pas avoir mon BAC. Mais je l’ai eu. Et j’ai été contrainte d’aller en Sciences pour la Santé. J’avais fait ce choix APB juste histoire de mettre quelque chose…

Pour rester dans le milieu du sport, je voulais faire kinésithérapeute. Sauf que les études n’étaient absolument pas compatibles avec le sport de haut niveau.

A ma rentrée en Sciences pour la Santé, j’ai vu de la publicité pour le DU PaRéO. Je me suis empressée d’aller les voir afin de ne pas perdre mon année tout en continuant la compétition.

Je suis aujourd’hui très heureuse car cette année me permet de continuer le tir à l’arc et de trouver, cette  fois, une bonne orientation.

 

Léa, 18 ans, étudiante à l’université Paris Descartes, Paris