Alice est une étudiante en licence de Mathématiques, elle habite avec sa cousine depuis un an. Elle raconte ce que cela représente pour elle de travailler en alternance et d’aller étudier à la fac.

 

Loyers, factures, dépenses, on s’arrange !

Je paye mon logement chaque mois, il faut bien le faire. Je vie en collocation avec ma cousine. On habite dans un 3 pièces, 60 mètres carrées environ à Saint-Denis à près de 30-40 minutes de la fac. On est toutes les deux en alternances, donc on gagne un salaire, ce dernier on l’utilise pour payer les charges que l’on se partage et le loyer que l’on coupe en deux. On a chacune nos factures, par exemple c’est moi qui paye la facture d’EDF ( ce qui fait très mal d’ailleurs). Sinon on se partage tout ce genre de factures ; elle, elle s’occupe de tout ce qui est abonnement internet, pour la box et tout ça… .

Si j’habite avec ma cousine aujourd’hui c’est que je voulait avoir mon indépendance, je touchait déjà un salaire et je voulait avoir mon endroit à moi, loin de la famille. L’occasion c’est offerte quand la chambre que louait ma cousine chez des particuliers prenait fin en septembre après quoi elle avait besoin d’un logement.

Je travaille en entreprise à mi-temps le lundi et le mardi à la Société Générale. Je suis capable sans les aides qui sont mises à ma disposition de régler tout les frais lier à mon indépendance. Du fait que je travaille et que j’habite seul, j’ai le droit du fait de mon statut d’apprentis aux APL, primes d’activités et les aides spécifiques aux apprentis comme les aides mobili-jeunes. Cela représente une centaine d’euros du loyer par mois environ ; cela permet de couvrir une bonne parti du loyer et après on se débrouille.

Ma cousine et moi on est pas dans la même fac. Je suis à Paris Descartes à l’UFR de mathématiques tandis qu ma cousine est dans une école à Montpellier donc elle n’est pas tout le temps là. Généralement je fais les courses pour le mois et cela suffit, mais si cela ne suffit pas on s’arrange, c’est la famille. Donc si le frigo est vide et qu’elle n’est pas là c’est moi qui vais m’occuper de remplir le frigo. Et on essaye d’alterner un peu. On essaye qu’à la fin du mois les dépenses que l’on a en communs sois égalisés sur nos comptes respectifs.

Indépendance financières et sorties, peuvent faire bon ménage.

Si j’enlève le loyer, l’électricité, tout ; j’ai quand-même un petit budget sachant que j’ai le droit avec mon entreprise a des tickets restaurant. Ce qui me permet d’avoir encore un budget pour mes sorties, comme faire des escapes games, sortir le soir, partir en vacances, voyager… .Tant qu’on ne fait pas de grosses bêtises cela passe, c’est-à-dire que quand il y a les soldes il ne faut pas trop acheter.

La rigueur, une valeur essentielle.

Je surveille tout les jours mon compte pour voir si je peux me permettre en fin de mois de faire des dépenses en extra comme le shopping. Sinon je vais me dire à non mince, et je reporterait mes achats ou je n’en ferait rien. Cela ne m’est jamais arriver d’avoir un solde négatif sur mon compte, d’être dans le rouge. Heureusement j’ai des bouées de sauvetages, dans le cas du contrat pour la location de mon appartement, mon père c’est portée caution ; il va devoir prendre la relève et payer mon loyer en cas de problèmes. Donc si j’ai un problème j’ai des gens sur qui compter. Mais avant d’en arriver là il faudrait que je perde mon contrat et que je ne sache plus du tout ou je vais, « dans une situation galère ».

Contrôler son argent un apprentissage de la vie.

Pour moi ce que j’ai appris est d’avoir le plein contrôle de mes finances. Le faite de gérer mon argent m’a appris à faire plus gaffe et de ne pas faire tout et n’importe quoi, je ne pourrais plus faire d’énormes projets. Je planifierais plus sur le moyen terme, on va dire des plans sur 6 mois-8 mois, plutôt que des plans dans les 2 mois qui suivent directement.

Alice, 23 ans